Le 15 décembre dernier a été célébrée la « journée mondiale de l’Espéranto ». Une langue imaginée en 1887, il y a 125 ans, mêlant avec harmonie les langues latines comme l’espagnol, le portugais et l’italien. Pour l’occasion, Google a même changé sa page d’accueil !

Tout a commencé en Pologne dans les années 70. À l’époque, dans la ville de Bialystok, on ne parlait que 4 langues : polonais, yiddish, russe et allemand : quatre religions, quatre communautés, mais des identités culturelles vécues comme « différenciatrices ».

Pour Ludwig Lazare Zamenhof, un jeune homme de la ville, né en 1859, impossible de ne pas réagir ! Il devait inventer une langue où, chaque personne, tout en gardant sa culture propre, puisse communiquer avec autrui en cassant très justement cette barrière de « l’identité socioculturelle ». Créer une langue commune internationale !

La tâche ne s’avérait pas simple… 1ère ébauche, 2ème, 3, 4… Le jeune Zamenhof persistait encore et toujours, pourtant peu de personnes croyaient en son projet. À 28 ans, il décida de publier le fruit de son travail, avec pour nom de plume « Doktoro Esperanto ». Traduction s’il vous plaît ? Le docteur qui espère ! Lorsqu’il décida de faire le tour des éditeurs, on le prit pour un fou. Toujours combatif, sans se décourager, c’est donc à ses frais qu’il imprima son premier livre, intitulant les bases de la langue Espéranto.

Place à… l’Espéranto !

L’objectif ? Inventer une langue que tout le monde pourrait parler, qui n’appartienne à aucun peuple, facile à apprendre, mais surtout qui soit compréhensible de tous et que ses structures suivent le mouvement naturel de l’expression linguistique.

Pari réussi pour Mr Zamenhof ! Tout le monde pouvait approfondir ses horizons culturels gratuitement, car à l’époque, apprendre plusieurs langues était synonyme de richesse, et pas accessible à tous.

Des adeptes dans le monde entier !

Incroyable ! Sur les cinq continents, les gens découvrent cette langue et se mettent à apprendre l’Espéranto. Tous constatent à l’unanimité qu’elle s’assimile rapidement. Côté presse, elle n’a pas la cote, la critique est aisée. Certains poussaient même le vice plus loin, en disant que l’auteur manquait de réalisme dans le choix de ses « consonnes à circonflexes », méconnues des imprimeries de l’époque…

La guerre de 1914 éclate, Zamenhof meurt. Mais l’histoire de l’Espéranto continue !

L’Espéranto fut adopté en 1920 à la Société des Nations dans les relations internationales ! Mais pour un laps de temps… avant d’être à nouveau ridiculisé, écarté puis censuré. Une langue intrigante qui fit encore débat longtemps après la mort de son inventeur.

La fin de la seconde guerre mondiale voit entrer en scène la langue « anglaise ». On ne parle qu’elle dans tous les congrès et les conférences du monde. On lui voue une éminence incontestée. Elle devient la langue des agences de presse, des multinationales, de l’édition scientifique, des chansons… Face à elle, l’espéranto semble avoir perdu la partie…

L’Espéranto aujourd’hui ?

Âgé de 125 ans aujourd’hui, l’Espéranto est parlé par des millions de personnes : en couple, en famille, entre amis… Il existe même « la société québécoise d’Espéranto » fondée en 1982 dont l’objectif est de faire connaître la langue au Québec et promouvoir son utilisation. Une langue qui fait également partie du programme de certaines écoles dans les pays de l’Est. Par ailleurs, 125 universités dans le monde proposent des cours d’Espéranto !

Apprendre l’Espéranto : les avantages.

L’Espéranto s’apprend en moyenne cinq fois plus vite que n’importe quelle autre langue nationale comme le français, l’anglais, ou bien même le chinois.

Une langue qui présente 16 règles de grammaire de base, une orthographe régulière, une conjugaison logique et des règles de construction de mots si simples, que le parler en devient un jeu d’enfant ! Plus qu’une langue, ses structures stimulent la créativité, provoque un sentiment de liberté chez les petits comme chez les grands, et permet par-dessus tout de lier contact avec de nombreuses personnes, au-delà des frontières !

Bravo à Ludwig Lazare Zamenhof qui dès son plus jeune âge n’avait qu’un souhait : faire apprendre l’Espéranto pour rapprocher les hommes !

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le lundi 17 décembre 2012

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.