Après avoir passé en revue la vie du légendaire Christophe Colomb, place à James Cook le grand explorateur du Pacifique ! Au-delà du « mythe », qui était-il réellement ?

James Cook est né le 27 octobre 1728. Où ? Dans le nord du Yorkshire, en Angleterre. À l’âge de 16 ans, il devint mousse dans la marine marchande où très rapidement il s’initie à l’astronomie, l’algèbre et surtout à sa grande passion : la navigation ! A ses débuts, il vogue sur la Baltique. Pêchu, volontaire et doté d’une pugnacité sans nom, James Cook montera très rapidement en grade.

En 1755, lors de la guerre d’indépendance américaine, à tout juste 27 ans, il s’engage dans la marine britannique : la « Royal Navy » bien sûr ! Par la suite, il séjournera au Canada, où il s’intéressera  aux techniques de mesures géomètres et à la cartographie : une nette ressemblance avec Christophe Colomb, vous ne trouvez pas ?

Un brin d’histoire

Pendant la période du « siège de Québec » en 1759, il se consacrera  à la cartographie de l’embouchure d’un fleuve ! Pas n’importe lequel : le Saint-Laurent !

Une carrière prometteuse

Grâce à sa détermination et sa volonté d’aller toujours plus loin dans ce qu’il entreprend, James Cook attire de plus en plus l’attention de la Royal Navy Society, si bien qu’en 1768, la couronne britannique lui confie une première grande expédition dans le Pacifique, et le nomme par la même occasion « Commandant de la Royal Navy », un poste d’envergure ! Bravo Monsieur Cook !

Sa première mission ? Aller observer depuis Tahiti le passage de Vénus sur le disque solaire. Hein hein, intéressant… Qu’est-ce ? L’un des événements astronomiques prévisibles les moins fréquents qui soit, il a lieu tous les 243 ans, mieux vaut ne pas le manquer ! Mais pourquoi s’intéresser à ce phénomène ? Pour savoir calculer la taille du système solaire afin de naviguer dans les meilleures conditions. Il fallait y penser !

Encore et toujours plus de missions !

Fort de ses premières découvertes, James Cook se voit confier successivement deux nouvelles missions. La première ? La découverte d’un continent austral, appelé « Terra Australis » ou « Terre Australe inconnue », puis trouver le passage du Nord-Ouest.Dès 1772, Cook sillonna les océans à sa recherche. Après avoir frôlé la banquise, être passé par Tonga, l’île de Pâques, lîle Norfolk, la Nouvelle-Calédonie et Vanuata, rien de rien à l’horizon… Dès son retour en Angleterre, son bilan est clair : la Terra Australis n’existe pas !

Seconde mission ? Au cours de son premier voyage, James Cook avait démontré que la Nouvelle-Zélande n’était rattachée à aucune terre et avait estimé sa taille à celle de l’Australie. Les membres de la Royal Society étaient cependant persuadés de l’existence d’un continent plus grand, qui devrait se trouver plus au sud, en théorie le continent antarctique. Alors, j’ai envie de dire : en route Mr. Cook ! Il atteignit la Nouvelle-Zélande le 6 octobre 1769, c’était le second européen à y débarquer ! Il cartographia les côtes dans les moindres détails, et identifia également le détroit qui allait porter son nom : le « détroit de Cook » ! Il repartit illico presto vers la Tasmanie, avec pour objectif de déterminer s’il s’agissait d’une partie du continent austral. Résultat : négatif !

Celui que l’on considère désormais comme « le plus grand navigateur de tous les temps » repart en 1776, investi d’une troisième mission : trouver un passage au nord pour raccourcir le trajet des importateurs de thé entre l’Asie et l’Europe. Quelle mission !

James Cook, l’homme qui ne s’arrête jamais

L’appel du large est à nouveau le plus fort ! En 1778, il découvre les « îles Sandwich » à Hawaï et se livre à une étude hydrographique, l’étude des cours et étendues d’eau du littoral nord-américain. Malgré plusieurs tentatives, le détroit de Béring se révèle infranchissable en raison des glaces qui l’obstruent, et ce quelque soit la saison.

A la question, qui est James Cook, je répondrais sans hésitation : un grand marin, doté d’un professionnalisme à toute épreuve, un capitaine hors pair faisant toujours au mieux pour son équipage. Et malgré les péripéties, son courage à explorer les zones les plus dangereuses, des espérances, puis des échecs… James Cook n’a jamais cessé de chercher et dépasser les instructions reçues par la Royal Navy ! De retour à Plymouth, ville du sud-ouest de l’Angleterre, James Cook est chaudement félicité pour les informations et la qualité des cartes qu’il rapporte. Mais le navigateur est aussi victime d’intrigues et de jalousies : le succès d’une personne provoque 9 fois sur 10 des émules !

Allez, je vous laisse avec un brin de musique australienne.

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le dimanche 28 octobre 2012

Vos commentaires

Merci encore à Jessie de nous faire voyager. Très bien écrit, on ressent la passion, bravo encore!

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