Le climat préoccupe aujourd’hui un très grand nombre de spécialistes ! Notre planète est en total déséquilibre : l’eau et l’air ne vivent désormais plus en parfaite harmonie. Le changement climatique : une réalité acceptée par les gouvernements, des risques considérables sur notre santé et notre sécurité…

Une prise de conscience bien tardive…

La vie est partout : sous terre, sur terre, dans le ciel… Son moteur ? Le lien, car tout n’est que partage, chaque être vivant a sa place, un rôle, une mission. L’équilibre est subtil, fragile, un rien peut le rompre…

L’homme a besoin d’air pour respirer. Savez-vous que le gaz indispensable à nos poumons provient à 70% des algues qui colorent la surface des océans que nous polluons, et 30% de l’oxygène des arbres que nous abattons ? Nous dépendons donc chaque jour de « madame Terre », notre créatrice. Sans eau et sans oxygène la race humaine n’existerait pas.

Des exemples probants vous soutenant la preuve que l’équilibre se rompt peu à peu, j’en ai en réserve : prenons la banquise, qui abrite les ours polaires, à la vitesse où elle fond, que restera-t-il de cet animal ? Les mers sont polluées, la banquise disparaît jour après jour, où va-t-on, je vous le demande ? Autre cas : les abeilles ! Vitales à notre biodiversité, elles conditionnent à 100% la vie des habitants de la planète. Sans insecte pollinisateur, il n’y aurait plus de production agricole, plus de bois pour construire nos maisons… et une espérance de vie de seulement 4 années pour l’Homme ! Pensons y et ne l’oublions pas, ces insectes que nous n’affectionnons pas particulièrement, sont un des maillons dans la production de l’oxygène, de surcroît la vie.

Nous avons très certainement oublié d’où nous venons, ce pour quoi nous sommes là, nous et ceux qui nous entourent…

Revenons en arrière… pour mieux comprendre !

L’Univers a plus de 4 milliards d’années ; à ses débuts, notre belle planète n’était qu’un chaos de feu, un amas de poussières, et pourtant, de ce bouleversement est né le plus beau des miracles : la vie !

Une vie est le maillon d’une chaîne reliant d’innombrables êtres vivants qui se succèdent depuis près de 4 milliards d’années… Le vivant reste un mystère, mais ce qui est sûr, c’est que chaque habitant de cette Terre (oiseau, micro-organismes, abeille, homme…) est à sa place. Mieux encore ! Chaque vie dépend de celle de l’autre. Un parfait équilibre que nous a offert la Terre à ses débuts. Je dis « à ses débuts », car l’Homme, qui n’a que 200 000 ans d’existence vint subitement bouleverser l’équilibre et la parfaite cohérence que la terre a mis 4 milliards d’années à créer. Je ne sais pas si ce chiffre vous parle, mais moi il me fait bondir ! Comme disait Yann Arthus Bertrand « Toi, Homo Sapiens, tu n’as que 200 000 ans, et tu comptes changer la face du monde ? »

On croyait l’homme fragile, et pourtant… le vivant a modifié l’atmosphère

A l’origine, l’homme s’acclimatait, vivait paisiblement des ressources que la Terre lui procurait en abondance : il pêchait et chassait pour se nourrir, se servait du bois pour construire son habitation… Il avait tout pour être heureux, et se contentait parfaitement de ce que la nature lui offrait. Aujourd’hui, encore 1 personne sur 4, soit 1.4 milliard de personnes n’ont pas changé leur mode de vie, ne se servent que des énergies que leur offre généreusement la terre. Des hommes qui font preuve de patience et d’abnégation comme la Terre l’exige.

Quant aux 6 autres milliards…

Depuis les soixante dernières années, tout s’est accéléré… l’Homme a conquit l’ensemble des territoires, colonisé tout ce qu’il a pu sur son passage pour en prendre possession. Aucune autre espèce ne l’avait fait auparavant !

L’Homme actuel déborde d’énergie, de soif de pouvoir et de cupidité. Ce qui l’intéresse ? L’argent et la rentabilité. Un portrait bien noir, rappelant la couleur du pétrole, l’or noir, une source jaillie des profondeurs de la terre, pour laquelle les hommes se battent depuis des dizaines d’années…

Bienvenue dans l’air du « tout doit aller vite » et de « la surconsommation »

Elle est là la cause du dérèglement climatique ! La population du globe a triplé, et plus de 2 milliards d’hommes ont rejoint les villes. L’industrialisation se démultiplie. De plus, la course à la rentabilité propose toujours plus encore. Nous évoluons dans une société « créatrice de besoins ».

Pour exemple, à Shanghai,  3 000 tours se sont construites en à peine 20 ans, des centaines d’autres sont encore en construction. Idem pour New York, symbole de l’exploitation de toutes les énergies de la terre : charbon, pétrole… En Amérique,  les machines ont remplacé les hommes dans les campagnes, leur production domine la planète. Les mots d’ordre : vite, vite, vite… Le constat est effrayant !

Encore plus fou. Je vous parlais tout à l’heure de la cupidité de l’Homme, en voilà un exemple probant : on en vient à faire de la viande plus vite que les animaux se reproduisent, on les pique aux antibiotiques pour qu’ils vivent plus longtemps. Pour de l’argent certains sont prêts à mettre notre vie en péril, car ce qui est sûr, c’est que nous n’avons aucun recul sur ces pratiques d’aujourd’hui.

L’Homme abîme et saccage tout sur son passage…

Dans la nature, tout est lié, l’extension des surfaces draine une faune encore plus grande de parasites, d’où l’invention des pesticides, cadeau de la pétrochimie, créés pour enrayer à tout jamais les « mauvaises récoltes », faire que les fruits et légumes soient plus gros, plus calibrés, parfaits en somme ! Le problème ? Ces pesticides se dispersent dans l’air, les sols, les plantes, les animaux, les cours d’eau, les océans. Ils polluent et abiment notre atmosphère…

Pollution, surexploitation des terres, déforestation, fonte des glaces… l’Homme a abusé des ressources mises à sa disposition. Aujourd’hui, la terre se rebelle ! Multiplication des séismes, extinctions d’espèces, raz de marées, nappes phréatiques polluées… Notre climat est modifié, altéré, mis à mal ! Bravo à l’Homme et à sa soif de pouvoir et de conquête !!!

Les gouvernements tentent d’endiguer le problème, ils y sont sensibles, mais le temps passe vite, trop vite…

Journée mondiale du climat et protocole de Kyoto, en route vers la même direction.

L’Union Européenne est en tête des efforts internationaux pour lutter contre le changement climatique. Une journée a d’ailleurs été créée pour cette cause mondiale, heu… non planétaire : « La Journée Mondiale du climat », le 8 Décembre 2012 ! Le réchauffement climatique est une préoccupation de tous les jours.

Aujourd’hui, 169 pays ont ratifié le protocole de Kyoto, s’engageant à réduire leur gaz à effet de serre, l’Amérique et la Chine sont les pays les plus industrialisés et les plus pollueurs, chaque année des efforts leur sont demandés. Avec son rôle de meneur, l’Union Européenne innove : utilisation des biocarburants, construction d’établissements énergétiques, panneaux photovoltaïques…

Le problème, c’est le temps, le climat s’est modifié, nous n’en sommes plus au constat, c’est une réalité, et c’est en ce moment même que ça se passe ! A écouter les gouvernements, il suffirait de réduire de façon draconienne la surconsommation d’énergie sur la planète, seulement les faits sont généralement plus complexes…

Un bilan inquiétant et alarmant : 60 ans d’excès et de démesure !

20% des hommes consomment 80% des ressources de la planète, 5 000 personnes meurent chaque jour à cause de l’eau insalubre, plus de 50% des céréales commercialisées dans le monde sont destinées aux agrocarburants, 40% des terres cultivables sont dégradées, 13 millions d’hectares de forêt disparaissent chaque année, 1 mammifère sur 4 est menacé d’extinction, et des espèces qui s’éteignent à un rythme 1 000 fois supérieur au rythme naturel… 

Faire ce qu’il faut pour éviter le pire…

L’Homme a voulu maîtriser dame Nature, en faire sa chose, l’exploiter jusqu’au bout de ses entrailles… Pas étonnant qu’elle réagisse et nous montre sa souffrance aujourd’hui. La sonnette d’alarme est actionnée. Il faut un vrai sursaut d’ici à 2020 pour ralentir le changement climatique et éviter le pire. Modifier 60 années de pensées et d’actions négatives envers notre environnement est une mission de taille, chacun doit faire des efforts. Il faut agir maintenant pour éviter la catastrophe dans 50 ans, ou moins…

Doha, un espoir quinze ans après Kyoto ?

Deuxième phase du protocole de Kyoto : l’après 2020. C’est demain ! Il faut un véritable engagement politique. Des processus existent, les pays doivent s’engager sur le long terme. Heureusement, de nombreux pays travaillent sur une adaptation aux changements à venir. Agissons tous ensemble pour que demain le réchauffement climatique ne soit plus qu’un mauvais souvenir !

Un petit geste pour chacun, un grand pas pour le climat.

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le samedi 8 décembre 2012

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