Avant la transsibérienne, c’était comment ? Les moyens de locomotion dans l’immensité de la Sibérie étaient comment dire… plus pittoresques ; à cheval ou en calèche, il fallait compter 1 à 2 années pour parcourir le même chemin, dans un froid… sibérien ! L’hiver était rude, il fallait aux courageux commerçants, affronter des températures en-dessous de 50 degrés, et l’été… les températures pouvaient monter jusqu’à 35 degrés. De longs et pénibles mois, ou beaucoup y ont laissé leurs vies…

Le rêve et l’ambition de la plus longue ligne de chemin de fer du monde.

Trente années d’études et de recherches furent nécessaires avant de lancer l’une des plus grandes aventures techniques et humaines du 19ème siècle ; une merveille des temps modernes », comme l’appelait le Tsar. Qui eu cette idée ingénieuse, de construire une voie ferrée transsibérienne ? Le comte Mouraviev-Amourski,  gouverneur général de la Sibérie orientale dans les années 1850.

Il fallu attendre près de vingt ans pour que le gouvernement s’intéresse sérieusement au projet de construction ! Ingénieurs, financiers et aventuriers curieux, firent de nombreuses propositions au directeur des voies de communication impérial. C’est alors que commença une vraie compétition entre les villes et les régions des alentours…

Avec la construction du transsibérien, la Sibérie, territoire grand comme des dizaines de fois l’Europe toute entière est entrée dans l’Histoire. L’objectif ? Faciliter les échanges d’un bout à l’autre du territoire.

C’est parti pour la grande aventure !!!

Devant cette vaste région aux coins et recoins inexplorés, les géographes les plus réputés dressèrent les premières cartes pour évaluer ce projet pharaonique, les scientifiques et militaires, eux, firent des expéditions, pour partir en reconnaissance…

Avec ses ambitions d’expansion à l’Est de l’Empire russe, la Sibérie devient le centre des préoccupations des autorités politiques et militaires. Les expéditions se poursuivirent, et les rumeurs sur les fabuleuses richesses de la Sibérie remontèrent jusqu’aux oreilles du Tsar Nicolas Ier. La ruée vers l’or aux États-Unis éveille elle aussi, les plus folles espérances, certains vont même jusqu’à dire que la Sibérie abriterait des gisements du légendaire métal jaune… l’or bien sûr !

La transsibérienne : un pari totalement fou !

Sur ses rails un train unique : le transsibérien. Une route qui détient le record de la plus longue ligne de chemin de fer au monde, reliant Moscou à Vladivostok, en une semaine seulement, au lieu des une à 2 années… le jeu en valait bien la chandelle, qu’en pensez-vous ? 10 000 kilomètres traversent plus de 990 gares.

La construction d’une voie de chemin de fer destinée à relier l’Occident à l’Orient ; le climat extrême de la région et ses obstacles naturels, comme les steppes, les montagnes, les plaines… n’ont rien facilité ! Beaucoup de personnes y ont laissés leurs vies… des travaux de la ligne ont commencé en 1882 pour s’achever en 1916. Quelle réussite ! Vive la transsibérienne !

Venez découvrir la Sibérie, l’une des régions les plus mystérieuses de la planète ; un pays d’une rare beauté, où les troupeaux de rennes y règnent en liberté, où des milliers de poissons vivent paisiblement dans les gigantesques lacs, et où la flore se développe à la manière d’un jardin d’Eden…

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le mardi 12 mars 2013

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