La transamazonienne incarne à elle seule l’éternelle opposition entre le développement et la préservation de la nature…

C’est en 1970 que tout commença… la piste de la transamazonienne traverse d’un bout à l’autre la forêt amazonienne. L’objectif d’un tel projet ? Le Gouvernement brésilien voulait coloniser la jungle pour exploiter cette gigantesque région, et en parallèle, donner des terres aux paysans du Nord, confrontés à la sècheresse quotidienne. Comment ? En reliant l’Atlantique aux réseaux routiers des Andes et d’Amérique centrale.

Sa construction fut très longuement contestée !

Vous n’êtes pas sans savoir que la forêt amazonienne est le poumon du monde, produisant à elle seule la moitié de l’oxygène de notre planète. Mais pour le gouvernement, il fallait à tout prix occuper cette immensité vierge, conquérir l’Amazonie, ouvrir les portes aux investisseurs étrangers pour exploiter les gigantesques richesses naturelles de cette grande et belle forêt ; business is business, triste constat. Déforestation massive, surexploitation des sols et des sous-sols… lourdes conséquences sur l’écosystème et les populations locales, sans oublier les conditions de travail épouvantables, qui fit des centaines de morts… sur la route !

Un démarrage rapide !

La transamazonienne  se construit très vite : un premier tronçon de 2500 km est déjà inauguré début 1972, puis un second deux années plus tard, reliant le cœur de l’Amazonie au « port de Santarem ».

C’est aux colons, que le gouvernement a promis la lune : des terres fertiles, un salaire confortable, les symboles d’une promesse de vie meilleure. Malgré le matériel lourd et les techniques déployées, la construction de cette route s’avéra plus compliquée que prévue. Lorsqu’il pleuvait, la route était difficilement praticable, et les ravitaillements en matériel, nourriture… se faisaient attendre longtemps, très longtemps… il fallait de l’espoir, beaucoup d’espoir aux ouvriers pour tenir le coup, les conditions de travail et de vie étaient insupportables. Beaucoup, abandonnèrent en cours de route, les plus téméraires, subissaient au quotidien la pénibilité au travail, se nourrissaient de temps à autre… mais je vous le demande ; où est l’Eldorado qu’on leur avait promis ? Tous ses efforts pour une route de 5 000km, qui a tout ravagé… mais le gouvernement a été clair : construire la transamazonienne coûte que coûte !

Malgré ces désillusions, le rêve amazonien a tenu bon ! Elle fut surtout utile aux trafics illégaux comme le bois, l’essence ou pire encore, la cocaïne… un vrai désastre social, économique et écologique en même temps.

En 2005, une autre voie transamazonienne suscite l’engouement des pouvoirs économiques : « l’Interocéanique », qui reliera Rio de Janeiro à la Côte Péruvienne, via la Bolivie. Plus large que la transamazonienne, mais tout aussi néfaste et dévastatrice pour l’environnement. C’est alors que recommença l’éternel bras de fer entre les Indiens et le gouvernement…

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le mardi 9 avril 2013

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