Le Guarana est un fruit, comment dire… atypique ; une plante très curieuse grimpante à fruits rouge, à la forme d’un œil.

Un peuple détenteur d’un savoir-faire ancestral.

Les indiens l’ont découvert sur leur territoire, ils se disent les « fils spirituels » de cette plante particulière vous allez voir, qu’ils ont apprit à domestiquer…

Depuis des siècles, ils utilisent sa graine pour une préparation aux incroyables vertus dynamisantes. Grillée puis broyée, elle sert de base à une pâte appelée : le Guarana. Pendant les longues courses en forêt des « Sateré-Mawé », la pâte de Guarana servait de substitut alimentaire. Certains, plus croyants, affirment encore aujourd’hui que cette plante sacrée serait à l’origine de la naissance du premier d’entre eux. Les Mawé l’appellent « l’Œil de la forêt ».

Les bienfaits du Guarana ?

La plante du Guarana est connue des européens depuis le début du XVIIIème siècle, une découverte faite par un botaniste allemand répondant au nom de F.C Paullini.

Très appréciée en phytothérapie, ce fruit miraculeux est extrêmement concentré en caféine, il agit tant sur le physique que l’intellect. De manière douce, il combat l’angoisse, le stress, la fatigue, renforce les défenses humanitaires, développe et stimule la concentration, contrôle l’appareil digestif, agit en tant que coupe-faim, il stimule même la libido en soit il augmente de manière général les défenses naturelles et physiques ! Un produit 10 en 1 ; vous comprenez maintenant pourquoi le guarana est si recherché ?

Les méfaits de sa surexploitation !

Des réserves naturelles puisées à des fins industrielles, le voilà le problème. Le guarana a envahit les supermarchés : poudre, sirop, jus de fruit ou sodas, le guarana est un marché bien juteux que se partagent les grandes multinationales solidement implantées au Brésil et dans le monde : Coca-Cola et Ambev – associé à Pepsi-Cola.

Face aux grands de l’Industrie, les petits producteurs issus du commerce équitable tentent de sortir leur épingle du jeu ! Comment ? En communiquant sur leurs  exploitations seines et productives, en respectant à la lettre un cahier des charges bien complexe. Élevés localement en pépinière, les jeunes arbres sont plantés après 18 mois : la fertilisation et le désherbage manuel sont autorisés, mais les traitements chimiques totalement bannis ! La première récolte à la main a lieu la 2nd année, après le dépulpage des fruits, les graines sont mises à sécher au soleil. Vérifiées, elles sont alors expédiées dans de nombreux pays comme l’Allemagne, la Serbie, ou la Nouvelle-Zélande… pour être consommées !

Des séries de contrôles garantissent la qualité du produit avant et après sa fabrication. Il faut 6,1 kg de matière végétale pour élaborer 1 kg d’extrait sec de Guarana.

L’Amazonie : zone de richesse sous pression…

La forêt amazonienne subit depuis plusieurs dizaines d’années une déforestation massive ; chaque année, elle perd peu à peu sa biodiversité… celle qui représente pourtant le poumon de notre planète ! L’élément végétal qu’est le guarana  est grandement touché par la folie des grandeurs des grands industriels qui puisent sans cesse dans les réserves naturelles de cette forêt ; la grande question est : que restera-t-il d’ici peu de ce fruit aux vertus si incroyables ?

Les industriels se fichent bien de son sort, ils ont aujourd’hui trouvé une manne économique sans précédent ; du guarana dans toutes les boissons énergisantes pour doper ces jeunes, à la recherche d’ultimes performances ! La production à tellement augmenté au début des années 90, que celle-ci a provoqué une chute vertigineuse des prix chez le producteur, et une véritable razia dans la forêt amazonienne…

Alors, pour sauvegarder la culture du guarana, les producteurs du « Présidio » ; un mouvement qui soutient les productions agroalimentaires amenées à disparaître, se sont regroupés en coopérative. Une unité qui vise à protéger son organisation sociale : ses terres et ses cultures. L’objectif ? Produire sainement en préservant leurs traditions, pour une traçabilité reconnue et une biodiversité maintenue !

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le jeudi 7 mars 2013

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