A Babylone, il y a 3 500 ans furent construits d’incroyables jardins royaux : « les jardins suspendus de Babylone ». Bien que plus récents que la pyramide de Khéops, ils se sont aujourd’hui littéralement volatilisés, quelques vestiges de la cité antique subsistent encore, mais si peu…

La grande question est : comment ont-ils pu construire des jardins en terrasse dans une région dépourvue en pierre ? En creusant les rives du fleuve, les hommes récupéraient  la boue, pour en fabriquer des briques qu’ils faisaient cuire au soleil. Ingénieux ! Un matériau très solide pour monter un mur bien épais, afin de créer le futur jardin. Ils n’étaient pas vraiment suspendus, mais plutôt surélevés par un système de terrasses. L’élévation de ces jardins avait été réalisée sous la forme d’un escalier avec des couches de pierres, de roseaux, de bitume et de plomb pour que tout soit bien conditionné.

En 1135 avant J.C, Nabuchodonosor était roi de Babylone, il régnait dans cette ville la paix et la prospérité. Il fit alors reconstruire la cité, et en touche finale, il érigea les jardins suspendus pour les beaux yeux de sa reine Amytis, nostalgique de sa Perce natale, plus particulièrement de la région de Médie.

En ce temps-là, au Moyen-Orient, l’horticulture était une profession respectée, de nombreuses plantes étaient cultivées à des fins médicinales, et pour la réalisation de fragrances. Les Babyloniens avaient des connaissances très approfondies de la flore, et savaient mieux que quiconque choisir les plantes adaptées à leur climat. Les jardins suspendus étaient composés de graminées, de conifères, certaines plantes avaient des feuilles huileuses pour mieux retenir l’eau, d’autres de couleur grise pour mieux réfléchir le soleil, couvertes de poils pour diminuer l’effet asséchant… chênes, platanes, palmiers, la liste était interminable.

Comment irriguer cette merveille ?

Grâce à un système d’irrigation permanent, et une fois encore, les théories sont ici nombreuses : au seau, à la roue à eau, pourquoi pas grâce à la vis d’Archimède ! Ils offraient un tel contraste avec l’aridité du désert, qu’ils marquèrent à jamais la mémoire des voyageurs. La question de l’irrigation n’était pas la seule qui taraudait les archéologues… on s’est souvent interrogé sur l’emplacement exact de ces jardins suspendus ! Ils étaient une sorte de mirage historique, réputés dans le monde entier.

Pour l’histoire, le rapport de force au Moyen-Orient changea à tout jamais le destin de Babylone… la cité fut brusquement envahie par l’armée Perse. Deux siècles plus tard, c’est au tour d’Alexandre le Grand de l’attaquer… Babylone était le noyau à la fois culturel et politique de la Mésopotamie, il voulait faire de la cité la capitale de son empire ! Bilan ? Le système d’irrigation stoppa, les jardins disparurent il y a maintenant 2200 ans…

L’Histoire est floue, mais malgré leur courte durée de vie, les jardins sont entrés dans la légende, celle des 7 merveilles du monde, elle est la seule à déployer toute la beauté de la nature, il n’existe d’ailleurs pas de jardin plus célèbre dans toute l’Histoire.

Des fouilles et des recherches récentes.

Les Jardins suspendus de Babylone n’ont jamais réellement pu être identifiés avec certitude jusqu’à aujourd’hui. Robert Koldewey, directeur des campagnes de fouilles allemande, a proposé une localisation argumentée au début du XXème  siècle.  Selon lui, les jardins suspendus étaient localisés dans une construction du palais Sud, d’autres théories s’ajoutèrent : pour certains les jardins ressemblaient à un grand amphithéâtre, composé de 5 terrasses superposées, un autre a proposé Ninive au lieu de Babylone… difficile aujourd’hui de faire le tri, et de savoir où exactement étaient situés ces merveilleux jardins suspendus.

 

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le mercredi 29 mai 2013

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