Au Nord de l’Australie, l’île de Nouvelle-Guinée est divisée en deux territoires distincts. A l’Est, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ancienne colonie Britannique, indépendante depuis 1975, et à l’Ouest, la Papouasie Occidentale, ancienne colonie néerlandaise, devenue, la 26ème province d’Indonésie en 1969.

Avant les années 1930, la tribu papoue vivait… paisiblement.

Vêtus d’habits traditionnels comme leurs ancêtres ; avec leurs costumes, coiffes tribales, plumes, pagnes en paille. Une culture unique, leur culture. C’est de déchets de la consommation, de l’agriculture et de la pêche qu’ils vivaient…

La Papouasie-Nouvelle-Guinée était un lieu unique ; avec des montagnes à perte de vue, une jungle immense, des cours d’eau que le monde entier leur enviait ! Mais… lorsque les blancs passent, tout trépasse…

Deux intrépides chercheurs d’or, venus tout droit d’Australie allèrent un beau jour explorer l’intérieur de l’île, s’aventurer où personne ne l’avait fait jusque là ! C’est sur une vallée immense qu’ils tombèrent ; Ils pensaient y trouver quelques aborigènes grimpant aux arbres, mais ils découvrirent une immense tribu ? composée d’un bon million d’hommes… surprise !

Qu’étaient-ils venus chercher ?

Des richesses naturelles inexploitées, des gisements de pétrole, de gaz, d’or et de cuivre, qui viendront à jamais semer la zizanie en Papouasie. Ces découvertes vous allez voir, vont littéralement bouleverser le cours de leur vie… à tout jamais ! Dire que cette région était encore inconnue du reste du monde, au début du siècle dernier…

La fin de l’ère de plumes !

En quelques décennies, les papous ont du troquer pierres et plumes contre les nouvelles technologies ! Ordinateurs, cartes de crédit, et les armes à feux ont détrôné les arcs, flèches, arbalètes et boucliers. Une révolution trop brutale, pour un peuple qui avait toujours vécu avec ses traditions. C’est du jour au lendemain, qu’ils furent projetés dans un monde moderne où tout va vite, trop vite…

Les australiens les ont colonisés : leurs terres, leur habitat, jusqu’à leurs esprits ! Fini le temps ou, « la beauté de la parure disait la force du guerrier et la grandeur du clan », ou les coquillages étaient leur monnaie factuelle. Les frères Leahy achetèrent ce peuple, qui n’avait pourtant rien demandé. Très vite, ils se mirent à porter des vêtements occidentaux, à envoyer leurs enfants à l’école, fabriquer leurs nouveaux boucliers avec des bidons d’essence usagers ou des toits de voiture…

Dès 1972, les australiens installèrent une gigantesque exploitation de cuivre sur l’île de Bougainville. Les habitants furent bien évidemment indemnisés pour la perte de leurs terres, en réalité, ils n’ont pas eu leur mot à dire. Avec cette colonisation, ils ont perdu des milliers d’années de civilisation, de rites et de coutumes, qu’ils virent s’écrouler comme un château de cartes. Pour qui ? Pour quoi ? Des Hommes avides d’argent et de pouvoir, qui n’ont que faire des états d’âme… indemnisés, oui, mais pas suffisamment, pour avoir à subir quotidiennement le mépris des colonisateurs ! C’était inévitable… la guerre éclata ! Pas avec des flèches, non… mais bel et bien des armes à feux tout droit venues des pays industrialisés.

Vingt ans plus tard, en 2009 un autre problème tout droit venu du « monde moderne » survint ! La surexploitation des terres, l’extraction d’or et de cuivre dans les mines ont pollué des hectares de fleuves nourriciers ! Les habitants les plus proches furent expulsés, car des épidémies comme le choléra firent leur apparition. Une opération qui fut dénoncée par Amnesty International !

L’histoire continue, celle d’un équilibre rompu.

Les Papous assistèrent peu à peu à la destruction de leur environnement, de leurs terres, de leurs us et coutumes, et de leurs traditions. Les richesses de leurs terres et de leurs sous-sols eurent raison de leur bien être, et ont profité à d’autres…

Le monde moderne, est venu semer le trouble, en entrant en collision avec leur monde ancestrale. Avant 1930, les Papous vivaient de presque rien, mais étaient heureux comme ça, aujourd’hui, beaucoup, vivent dans des bidonvilles, errent sans but, et perdirent leurs repères…

Certains chercheurs disent qu’il faudra plusieurs dizaines d’années avant que le pays retrouve sa sérénité d’antan…

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le lundi 25 février 2013

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.