Pour la toute première fois, les fresques de Michel-Ange sont dévoilées au public, le 1er novembre 1509 à la chapelle Sixtine. Chapelle Sixtine ou Chapelle de Sixte, elle n’en est pas moins l’une des plus belles salles du Vatican ! C’est aussi le lieu de prestige où est élu chaque nouveau pape !

Le pape « Sixte IV » la fit bâtir sous son règne entre 1477 et 1483. Qui est l’architecte de ce projet ? Giovanni dei Dolci. Une architecture de 40 mètres de long, 13 de large, et 21 de haut ! Pour l’anecdote : 21/13 = 1.61. C’est le « nombre d’or » ! Je m’explique : le nombre d’or est la proportion initialement définie en géométrie comme l’unique rapport entre deux longueurs. Il est aussi le rapport universel, l’équilibre parfait pour les peintres, les architectes, ou les sculpteurs. Il représente l’harmonie. C’est pour cette raison que le doré est très souvent utilisé dans l’architecture de l’époque !

La chapelle Sixtine doit sa renommée aux plus grands artistes de la Renaissance tels que « Le Pérugnin », « Sandro Botticelli », « Pinturicchio »… et bien sûr le légendaire Michel-Ange !

Portrait d’un génie italien !

Son nom ? Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni ! Ça fait long, vous ne trouvez pas ? Raccourcissons : Michel-Ange. C’est à Rome qu’il naquit le 6 Mars 1475, au château de Capresse, en pleine campagne italienne.

Michel-Ange était tout simplement un… Génie de son époque, il faut le dire ! Peintre, sculpteur, poète, architecte, mais aussi urbaniste italien de la Renaissance ! Un homme discret mais à son actif des œuvres grandioses qui parlèrent pour lui !

Lorsqu’il prit possession de la chapelle, Michel-Ange se trouva devant un lieu où tout était à créer, une opportunité incroyable pour lui ! En poche : un pinceau, et une grande maîtrise des reliefs, des profondeurs et des distances. Certaines mauvaises langues disaient qu’il était un coloriste hasardeux, mais un seul coup d’œil jeté à ses peintures démentait ce jugement, croyez-moi. Harmonie, jeux de lumières et de contrastes, des scènes tantôt mouvementées, d’autres, d’un calme olympien et d’une douceur solennelle. Un génie, c’est bien ce que je disais !

Commençons la visite, si vous le voulez bien

Vous connaissez certainement, de visu ou de nom, l’immense fresque du « Jugement dernier », influencée par le grand « Melozzo da Forli » réalisée entre 1536 et 1541 sur le mur de l’autel de la Chapelle Sixtine au Vatican. L’un des chefs-d’œuvre de la Renaissance italienne ! Que représente-t-elle ? Une représentation biblique commandée par le Pape Clément VII, s’étalant sur un mur, vaste de 17 mètres de haut et de 13 de large. Un projet démesuré, mais beaucoup trop ambitieux pour que le fier Michel-Ange le refuse ! À l’époque, Michel-Ange a 60 ans déjà, c’est en six années qu’il la réalisa.

Une fresque d’une beauté et d’une précision à vous en couper le souffle ! Les anges représentés tiennent dans leurs mains les instruments de la Passion du Christ : la croix et la colonne. Au centre, le Christ, représenté levant la main, tel un impitoyable juge ! Nous percevons un Christ plus jeune, l’air plus dur et à la fois plus humain. À côté de lui, Marie et Jésus détournant le visage, et autour d’eux différents saints tenant les instruments de leur martyre. La scène peut paraître macabre, mais elle est surtout très réaliste. À l’époque, l’œuvre fit scandale ! Pourquoi ? La nudité des personnages… encore mal acceptée. À vos pinceaux Michel-Ange, voilons tout ça !

Les scènes de la vie de Moïse et du Christ

Placées face à l’autel de la chapelle, elles auraient été commandées par Sixte IV. L’idée était de montrer l’importance du rôle du pape et son indépendance à la chrétienté. Même le pape avait quelque chose à prouver, c’est incroyable !

La voûte de la chapelle Sixtine… Une merveille !

Sous Jules II, en 1508, Michel-Ange peigna la longue voûte de la chapelle, endommagée par les dégâts, suite à la construction de la basilique Saint-Pierre. Les pinceaux de Michel-Ange durent trouver inspiration sur cette grande toile ! Une idée Michel-Ange ? Oui, la représentation des 12 apôtres avec des motifs ornementaux dans les parties restantes. Mais… celui-ci trouvait le sujet trop « limité » à son goût, il fit alors appel à des théologiens de la cour papale pour l’aider dans l’évolution de son projet ! Et voilà, 9 commandes de plus représentant les épisodes de la Genèse. Vous vous souvenez du livre qui explique l’origine de l’homme et du peuple hébreu jusqu’à son arrivée en Egypte ? Les différents épisodes :  « la séparation de la lumière, des ténèbres », « la création d’Adam », « Dieu, tend la main à Adam pour lui donner la vie »… Michel-Ange maîtrisait à la perfection l’anatomie humaine ! D’ailleurs, comme je vous le disais tout à l’heure, Michel-Ange était également sculpteur ; une des plus connues, datant de 1504 : « David », (de David et Goliath) ! Un chef d’œuvre sculptural de la Renaissance. En un bloc de marbre, Michel-Ange a fait de « David » un vrai Apollon ! Un véritable triomphe, si bien que son œuvre est exposée dans la chapelle latérale de la Basilique Saint-Pierre de Rome.

Fin de la visite Messieurs, dames, qu’en avez-vous pensé ? Des questions peut-être ?

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le dimanche 4 novembre 2012

Vos commentaires

J’ai beaucoup apprecié cet article. Il donne envie de partir à la rencontre de ces scultures spendides!

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