C’est dans la première métropole de l’Histoire, que fut bâtit, à plus de 120 mètres de haut : « le phare d’Alexandrie ». Bien plus qu’une simple balise pour aiguiller les bateaux, cette tour symbolisait le pouvoir, l’autorité et bien sûr le prestige de la dynastie des Tolémées qui régnait à l’époque sur toute l’Égypte.

Alexandrie était la mégapole la plus grande du monde. Elle regorgeait de palais tous plus somptueux les uns que les autres mais le phare, lui, s’imposait magistralement au milieu de tous ces monuments !

C’est en 280 avant J.C, sur l’île de Pharaos que sa construction fut achevée par le célèbre architecte Sostrate de Cnide. Les travaux durèrent 12 années. Le but de cet édifice était d’annoncer la splendeur d’Alexandrie !

Pourquoi était-il une merveille antique ?

Une hauteur incroyable, un monument édifié avec les moyens et les techniques de l’époque ; une grande prouesse technique… tout simplement ! Au sommet de ces 132 mètres de haut, un foyer brûlait nuit et jour, projetant une lumière éclatante à 100 km à la ronde. Certains récits racontent qu’il y avait de gigantesques miroirs solaires, utilisés pour mettre le feu aux navires ennemis !

Le phare d’Alexandrie était divisé en trois parties : la base, une tour carrée de 71 mètres de haut, et une seconde tour octogonale avec son système d’éclairage ! Certains historiens et chercheurs pensent que l’intérieur du phare était constitué d’une rampe en spirale, permettant de monter de lourdes charges, comme les combustibles et différentes matières premières… transportés à dos d’âne.

Il nous est cependant difficile de savoir comment fonctionnait le phare ; mais on peut deviner que sa lumière était dirigée vers la mer à l’aide de grands réflecteurs de bronze. Le problème avec un phare, plus particulièrement dans un pays comme l’Egypte, c’était de trouver les combustibles nécessaires à nourrir le feu. Par chance, Alexandrie était le plus grand port des environs, avec l’accès à toutes sortes de matières premières. Différents combustibles ont pu être utilisés, comme le bois, l’huile, les graisses animales ou bien la résine.

Le phare d’Alexandrie était quant à lui composé de gigantesques blocs de granit et de calcaire, à l’inverse de ses grands édifices contemporains, soutenus par des ossatures métalliques. Sans elles, on ignore encore aujourd’hui comment le phare pouvait tenir debout de par sa hauteur !

En 1303, il disparut totalement… adieu le phare, bonjour château médiéval !

Tout comme le colosse d’Hélios et le mausolé d’Halicarnasse, le phare d’Alexandrie fut anéanti à jamais par un terrible tremblement de terre. Un château médiéval fut alors construit à sa place. Sept siècles plus tard, l’archéologue français Jean-Yves Empereur décida de se lancer dans un projet ambitieux : remonter les ruines du phare d’Alexandrie à la surface ! Un travail harassant… des colonnes, des tonnes de pierres, un tri phénoménal… même après des centaines de plongées, les membres de son équipe retrouvaient toujours des pierres à l’édifice : « Il faut plonger pour comprendre. », répétait Jean-Yves. Sa plus grande découverte qui expliquerait la robustesse du phare pour l’époque fut un « lingot en granit » de plus de 75 tonnes qui aurait servit de poutre support du phare. Les fouilles furent tantôt sous-marines, tantôt terrestres ; et en sondant le sous sol, ils découvrirent un système d’adduction d’eau remarquablement sophistiqué pour l’époque. Depuis le Nil, un canal avait été creusé pour obtenir de l’eau potable : incroyable pour l’époque !

Les recherches ne sont pas finies, les archéologues espèrent un jour connaître le secret de sa construction ! En ce temps, les travaux avançaient en territoire inconnu ; alors qu’avec les techniques actuelles, plus rien n’ai laissé au hasard, l’informatique permet aujourd’hui de mettre à l’écart toutes les erreurs, même celles que nul n’aurait soupçonnées. Même si aujourd’hui, les bâtiments sont toujours plus spectaculaires et sous haute surveillance scientifique et technologique, notons que le travail de l’époque n’en reste pas moins remarquable.

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le lundi 22 avril 2013

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