Si je vous dis qu’une découverte de 112,3 cm de haut, pesant 762 kg a permis au monde de comprendre une des plus grandes énigmes. Son nom ? La « pierre de Rosette ». Que nous a-t-elle permis de déchiffrer ? Les hiéroglyphes égyptiens !

Champollion : l’égyptologie dans le sang !

C’est un des soldats de Napoléon, qui en 1799 découvrit cette fameuse « pierre de Rosette » lors de la campagne d’Égypte. Elle est datée précisément du 27 mars 196 av. J.C. Une pierre vraiment pas comme les autres : durant des siècles et des siècles, jamais personne n’avait réussit à déchiffrer les hiéroglyphes… Ils étaient pourtant nombreux à avoir essayé ! C’est au 19e siècle, le 14 septembre 1822 pour être exact, que Jean François Champollion, historien et passionné d’égyptologie, déchiffre les hiéroglyphes. Pourquoi ? Parce que le mystère et l’hermétisme de ces symboles anciens le passionnaient et l’inspiraient depuis toujours.

Le texte inscrit sur cette stèle était écrit en 3 langues : « l’écriture sacrée », « l’écriture documentaire » et « l’écriture grecque ». L’écriture sacrée étant les hiéroglyphes et la documentaire, l’égyptien littéraire.

Mais où est donc « Rosette » aujourd’hui ?

La pierre, pourtant découverte par notre patrie, est actuellement exposée au « British Museum ». L’explication ? Lorsque Napoléon perdit la campagne égyptienne au profit des anglais, ils exigèrent la « pierre de Rosette » comme prise de guerre. Et oui ! Elle fut donc remise à l’Angleterre en 1802 aux termes du traité franco-anglais d’Alexandrie.

Mais alors « Rosette », vous pensez tous au saucisson lyonnais ? Est-ce que le soldat qui la découvrit était un fin gourmet lyonnais ? Pas du tout ! Exposée à l’origine dans un temple, la stèle a sûrement été déplacée au début de l’ère chrétienne ou durant le Moyen Âge, et par la suite utilisée comme matériau de construction pour des fortifications sur le delta du Nil dans la ville el-Rashid (ou Rosette en langue de Molière).

« L’écriture égyptienne » : indéchiffrable pour le monde entier, sauf pour Champollion !

Après 20 longues années de recherches, J.F.Champollion perce enfin le mystère des hiéroglyphes le 14 septembre 1822, il s’exclame alors « Je tiens l’affaire ! » avant de tomber en syncope devant son frère Jacques-Joseph : l’émotion, l’émotion…

Il mettra 16 ans pour obtenir une copie valable, estampe fournie par un ancien soldat de la campagne. Beaucoup de grossières copies ou copies partielles circulaient à l’époque.

La difficulté de la traduction vient du fait que la mécanique est complexe, une écriture à la fois figurative, symbolique et phonétique dans un même texte, une même phrase, voir un même mot.

Cette découverte permit au monde entier de comprendre ENFIN l’une des périodes les plus riches et énigmatiques de l’histoire, de mieux interpréter la vie des pharaons, d’attirer une concentration d’archéologues sur ce patrimoine mondial, et surtout de redonner vie à une langue morte !

Alors, lorsque vous mettrez le cap sur l’Égypte, une petite pensée pour tous ces chercheurs qui ont tenté de déchiffrer ces symboles, et à J. F. Champollion, un homme qui grâce à sa pugnacité et sa détermination fit une des plus grandes découvertes !

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le vendredi 21 septembre 2012

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