Mélanie fait partie des grandes voyageuses du monde. Journaliste, elle parcourt la planète depuis quatre ans et vit de nombreuses expériences : elle a chassé les aurores boréales dans le cercle polaire, traversé l’océan indien sur un voilier, parcouru des dizaines de pays. Elle veut être un témoin de son époque, en quête de l’histoire des personnes qu’elles rencontrent.

« J’ai été chasseur d’aurores boréales en Norvège. »

Avant de partir faire mon tour du monde, j’ai vécu plusieurs mois en Norvège. Je suis devenue guide, et notamment chasseur d’aurores boréales. C’est un des plus beaux travail que j’ai fait.

« Je voyage dans ma tête depuis que je suis toute petite. »

J’ai toujours eu envie de voyager. Après mon escapade norvégienne, je suis revenue travailler deux mois en France pour France 5 : nous avons fait un reportage sur l’écologie dans huit pays d’Europe.

« Mon tour du monde s’est décidé au Japon. »

Je suis allée 15 jours au Japon suivre un groupe de musique en tournée dans le pays : c’est à la fin de mon séjour que j’ai pris la décision de ne pas revenir, de continuer ma route. C’était pour moi un grand moment de liberté. Je suis ensuite partie pour Taïwan, les Philippines, l’Indonésie… C’était très impulsif comme départ : j’ai toujours eu une envie globale de voir le monde. Ce que j’aime, ce sont les gens que je rencontre et qui me racontent leur histoire, notamment les personnes âgées qui ont beaucoup de choses à nous apprendre.

« Pour une femme, ce n’est pas compliqué de voyager seule. »

J’aimerais enlever quelques idées reçues. On n’est jamais seul en voyage, on est toujours accompagné d’acolytes, on fait des rencontres facilement. On peut être une femme et voyager sans problèmes.

« J’ai traversé l’océan indien en voilier. »

De fil en aiguille, j’ai rencontré des marins et j’ai pu voyager dans plusieurs bateaux différents. Que des hommes, et ça s’est toujours très bien passé.

« J’ai aidé à construire un cinéma dans un village en Inde. »

Lorsque j’étais en Inde, j’ai été invitée une semaine dans un village. De mémoire, les villageois n’avaient pas vu de femmes blanches depuis des années. Ensemble, on a construit un cinéma dans le village, et tous les soirs on projetait des films Bollywood. Depuis, une petite fille du village porte le nom de Mélanie. Je suis très touchée. C’est un de mes plus beaux souvenirs.

« Quand on a envie de faire des choses, on peut faire beaucoup. »

Quand on a envie de faire des choses, on peut faire beaucoup de choses différentes et généralement on vous donne la chance de le faire. Je me suis formée plusieurs mois pour être guide en Norvège. A l’époque, j’avais envie de faire des choses différentes, de ne pas être enfermée. C’était un départ pour des choses plus essentielles. J’avais notamment envie de retrouver le contact avec la nature.

« Le voyage, c’est ma vie. »

On ne sort jamais indemne d’un voyage. On apprend beaucoup sur soi. Rencontrer des personnes, c’est un voyage en soi. J’ai eu des discussions très intéressantes avec un équipier sri lankais sur un bateau où j’ai voyagé. On n’était pas du même monde, de la même culture, mais on vit pourtant sur la même planète.

 « La planète a aujourd’hui de vrais défis à relever. »

Aujourd’hui, je suis au Rwanda, et les gens ne comprennent pas pourquoi je suis là. La guerre est pourtant finie depuis longtemps. C’est un des pays les plus calmes et propres que j’ai pu traverser en Afrique. En dehors des guerres, la planète a aujourd’hui de vrais défis à relever. Des exemples : la déforestation au Cambodge, en Indonésie ou au Brésil. Je voyage beaucoup par bateau, j’ai vu des tonnes de plastique en mer : c’est effrayant.

« Non, ça ne coûte pas si cher de voyager. »

Mon budget est faible depuis que je suis partie : 12 000 euros. Je fais du bateau, du couchsurfing, j’ai travaillé trois mois en Nouvelle-Calédonie… Non, ça ne coûte pas si cher de voyager.

« J’ai vraiment envie de témoigner. »

Mon voyage, c’est la continuité de ma vie. Plus tard, je veux continuer mes voyages et vivre à l’étranger, écrire… J’ai vraiment envie de témoigner. Même à notre époque, il y a encore beaucoup de choses à explorer, à raconter. On peut tous être témoin de notre époque. Il y a tellement de gens qui ont envie de nous voir, qui nous attendent. Il faut lire les récits des grands explorateurs, car lorsque les gens vous racontent leur histoire, c’est le plus beau des voyages.

Pour voyager plus loin :


Par Sébastien, le samedi 28 janvier 2012

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