Qu’est-ce que représente un vol en montgolfière ? La liberté ! L’apesanteur, le vide aussi ! J’ai une petite interrogation cher lecteur, lectrice, histoire de voir si vous me lisez régulièrement ! Il y a quelques semaines, j’ai publié un article sur « Les grands voyages en montgolfière », vous vous souvenez ? Qui sont ses inventeurs ? J’ai dit « nous », ça devrait vous mettre sur la piste… Alors ? Les « frères Montgolfier », bravo !

L’histoire d’un homme qui a « osé »

Jean–François Pilâtre de Rozier, originaire de Metz. C’était un érudit, il aimait la physique et la chimie. A 18 ans, il attire l’attention de personnes influentes comme les frères Montgolfier. A 27 ans à peine, il crée le « premier musée technique » : une chose est sûre, J.F Pilâtre de Rozier n’est pas Monsieur tout le monde, mais plutôt un audacieux ou un opportuniste j’aurais tendance à dire !

Pour commencer, le 19 septembre 1783 il assiste au premier « vol habité par des animaux ». Vous vous souvenez de l’histoire ? A bord : un coq, un canard et un mouton : le coq périt durant le voyage, c’est certainement l’altitude qui l’asphyxia. Malgré le succès escompté, le roi ne souhaitait pas prendre de risques avec des  humains ! Mais la conviction et la persuasion de J-F Pîlatre et de ses amis Barthélémy Faujas de St Fond, géologue et vulcanologue de profession et du marquis d’Arlandes, un des premiers aéronautes, eurent raisons de lui… Il capitula !

Rien n’arrêtait ces intrépides ! Les essais furent pourtant nombreux… Enfin, arriva l’heure du premier vol habité. C’était un 21 Novembre 1783. Pilâtre et le marquis d’Arlandes montèrent à bord de la nacelle : direction les Jardins de la Muette pour atterrir 20 minutes plus tard à la Butte aux cailles à Paris, un véritable exploit pour l’époque !

On n’arrête pas le progrès !

L’un des deux frères Montgolfier, Étienne, avait récupéré le ballon de la dernière expédition de Pilâtre et perçu les fonds nécessaires pour sa réparation. L’objectif d’ Étienne ? La performance : 5 000 m3 de volume. Il avait même pensé à mettre sur la partie haute du ballon des peaux fines de mouton : quelque chose comme 1 540 peaux ! Tout simplement incroyable.

A l’époque la royauté prenait un immense plaisir à « épater la galerie ». Une grande fête « aéronautique » fut donc organisée le 23 Juin 1784. Le roi de Suède était venu tout spécialement admirer le spectacle dans la cour de Versailles. Pilâtre tenta l’expérience avec le nouveau ballon flambant neuf d’Etienne Montgolfier ! Le ballon fut baptisé « Marie-Antoinette », reine en ce temps. A bord, il choisit Louis Joseph Proust comme co-pilote, un chimiste passionné d’aérostation. Ils s’envolèrent à 3000 mètres, croisèrent quelques nuages, puis des turbulences… Joli vol : 52 km en 45 minutes ! Atterrissage… mal contrôlé, encore un essai Messieurs. Mais tout de même 3 records battus ce jour là : distance, vitesse, altitude.

Après Chantilly on s’attaque à la Manche ?

Le rêve de Pilâtre ? Traverser la Manche ! Son choix au niveau du sens ne s’était pas porté sur le plus simple : France-Angleterre.Quelques mois avant, il avait fait la connaissance d’un physicien reconnu Pierre-Ange Romain, afin d’étudier un ballon capable de faire cette majestueuse traversée. Qui finança le projet ? Le gouvernement français, toujours très persuasif ce Pilâtre ! L’idée était de construire un ballon mixte, mi air-chaud, mi-gaz pour une meilleure autonomie, en avance sur son temps, il l’appellera « aéromontgolfière ».

L’attente interminable des vents favorables…

Quelques essais, puis retombées… Mais un beau matin, c’était le 15 de Juin 1785, profitant enfin de vents favorables, ils s’envolèrent.

Subitement, un terrible vent d’Ouest les ramena brusquement vers la terre : le ballon se dégonfla, et les intrépides, Pilâtre et Romain tombèrent de 1 500 mètres de hauteur, et vinrent s’écraser sur la pointe du Wimereux. Bilan ? Zéro survivant et des causes accidentelles mal connues.

Une chose est sûre, Pilâtre prolongeait sa décision de partir. Depuis plusieurs mois, il semblait ne vouloir jamais, faute de gaz, remplir son aérostat. Le matin même il hésitait encore… pressentiment ? Manque de confiance en ses nombreux tests ? Peur de décevoir le public d’un évènement tant attendu ?

Dans tout les cas, un proverbe fort juste dit « Qui ne tente rien, n’a rien ». Ils ont eu le mérite de tenter, ce que d’autres n’ont pas osé ! Et pourtant, oser, c’est faire avancer les choses, dans le cas présent : les techniques, les sciences… Un autre proverbe dit  très justement : « Il faut oser, ou se résigner à tout ».

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le jeudi 22 novembre 2012

Vos commentaires

Grace a toi notre culture générale s’élève telle un ballon gonflé à l’Hélium!

oh bah ça c’est très très gentil, je continue alors ? N’hésitez pas à me communiquer des sujets si vous le souhaitez ;-) je soumettrais les idées
Merci encore !

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