Saviez-vous que l’Antarctique est le continent le plus méridionale de la terre ? Sa dimension ? 14 millions de kilomètres carrés, vous avez bien entendu ! 98% de la surface est recouverte de glace, 1.6 km de profondeur en moyenne. Il y fait froid, très froid même, et la lumière y est quasi inexistante. De surcroît pas d’habitation permanente, seuls les animaux bien couverts comme les manchots, les baleines, les phoques et autres crustacés, pour qui la lumière n’est pas une priorité peuvent y vivre.

Le réchauffement climatique : nouvelles menaces sur le sanctuaire ?

Le devenir de l’Antarctique est préoccupant. Le réchauffement climatique entraîne des conséquences humaines et environnementales à moyen et long terme, c’est indéniable ! Les scientifiques constatent des phénomènes plutôt étranges comme la banquise qui s’est fragmentée en 2002 alors qu’elle était considérée comme « stable » depuis plus de dix mille ans. Ajoutons à cela la fonte des glaciers, inquiétante pour les espèces y séjournant comme les manchots ou les ours polaires qui ont autant besoin d’air que d’eau pour vivre. L’écosystème est touché de plein fouet par cette « crise climatique aigüe » ! De plus, l’augmentation des températures entraîne irrévocablement la raréfaction de l’oxygène dissous dans l’eau. Il est important de réagir vite ! C’est d’ailleurs ce que font près de 50 000 chercheurs, glaciologues, environnementalistes quotidiennement.

Un laboratoire à ciel ouvert : une réserve naturelle consacrée à la paix et la science.

Chercheurs et bénévoles recherchent sans relâche des solutions pour protéger l’Antarctique, sa faune, sa flore, ses animaux et stopper la fonte des glaciers… Prélèvements et analyses sont régulièrement réalisés ! On y découvre régulièrement de nouveaux phénomènes : tenez par exemple, il y a peu, des scientifiques britanniques ont découvert l’existence d’un « monde perdu » ! A 2.500 mètres de profondeur dans l’obscurité et la fraîcheur la plus extrême, des espèces parfaitement inconnues subsistent : des « crabes yétis » de 16 cm, une « étoile de mer à 7 branches »… Mais comment peuvent-ils vivre sous de telles profondeurs ? La réponse se trouve dans les volcans sous-marins qui dégageraient une fumée noire procurant de la chaleur. Stupéfiant, non ?

L’Antarctique est-il bien protégé ?

Le « Traité de l’Antarctique » protège notre continent blanc par un arsenal juridique de grande ampleur. En 1959, douze états étaient signataires. Bon début ! Trente ans plus tard, en 1991, 47 pays le sont devenus. Le « Protocole de Madrid » est venu compléter et durcir les lois environnementales: conservation de la faune et de la flore ; élimination des déchets ; prévention de la pollution marine… L’Antarctique acquiert alors un statut un peu particulier, je m’explique : les activités militaires et les exploitations des ressources minérales y sont formellement interdites.

Le continent est aussi protégé par la « Convention sur la conservation de la faune et de la flore marine de l’Antarctique », sans compter les divers accords sur la protection de la biodiversité et sur la restriction du tourisme. L’Antarctique attirait 10 000 visiteurs en 2 000, presque quatre fois plus dix ans plus tard… Le désir de protection est si grand que L’IAAT, l’association internationale des tour-opérateurs antarctiques, a établi un code de conduite pour ces aventuriers ; en route pour un tourisme éducatif et respectueux de l’environnement !

Il me paraît également important de vous parlez du « Protocole de Kyoto »ratifié à ce jour par 168 pays ! Un traité international qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques. Un projet mondial environnemental dont les objectifs sont le respect et les engagements de tous pour notre planète.

Devenir bénévole, ça vous tente ? Avez-vous entendu parler du « Programme students on Ice ? ». Une organisation primée, offrant à 70 étudiants en moyenne, chaque année  une expérience unique à l’autre bout du monde ! Qui n’a jamais rêvé de découvrir l’Arctique ou l’Antarctique ? Au programme : randonnées, ateliers ludiques, interactions auprès des membres des collectivités régionales, identification de sa flore et ses animaux. Des activités planifiées certes mais qui laissent place de temps en temps à l’imprévu ! Beaucoup d’actions dépendent des conditions climatiques : le sondage des profondeurs, l’étude de la glace… Les étudiants participent et apprennent considérablement de leur aventure polaire ! L’une des étudiantes a dit « L’une des choses frappantes, quand on se retrouve dans les régions polaires, c’est de constater directement la réalité du changement climatique ; on comprend alors à quel point tout est relié ! »

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le jeudi 4 octobre 2012

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