C’est en 1872 que naquit Roald Amundsen sur la presqu’île de Borge en Norvège. A l’aube de sa majorité, lui vint irréversiblement, l’envie, mieux encore la vocation : aller à la conquête du pôle Sud ! Sa mère lui disait : « Mon fils, tu seras médecin ! ». Pour lui faire plaisir, il s’inscrivit à l’Université,  mais il passa le plus clair de son temps à mener à bien ses « raids de skis ». Au décès de sa mère, il abandonna la fac et s’adonna corps et âme à sa passion !

Il commence par des raids dans le Télémark et le Hardangervidda, haut plateau en Norvège, puis, il réalise une formation de navigateur, et part apprendre la chasse aux phoques et aux baleines dans l’océan Glacial Arctique, à bord du Magdalena. Il y apprit l’ensemble des corps de métiers. A peine posa-t-il le pied à terre, qu’il repartit aussitôt sur un autre navire : le Walborg, toujours pour chasser sur la banquise.

Le cercle polaire : une vocation sinon rien !

A la fin du XIXème siècle, la conquête des pôles est devenue un sujet de fascination… Un beau jour, Amundsen, opportuniste à ses heures perdues profite du départ d’un jeune aristocrate belge, le comte Adrien de Gerlache pour aller en Antarctique, en embarquant à bord du Belgica, où il se fait embaucher comme second.

Sitôt arrivé, le navire fut pris au piège dans les glaces. Immobilisé, il dut hiverner pendant presque une année… Le temps nécessaire à Amundsen de se lier d’amitié avec un membre de l’équipage, le docteur Cook.

Un an plus tard…

En 1900, Amundsen n’avait qu’une seule idée en tête : franchir le passage du Nord-Ouest ! Opportuniste comme toujours, il se crée un généreux réseau pour trouver finance à son projet. Malgré de maigres subventions, Amudsen ne se décourage pas et trouve un bateau : le Gjoa, et recrute six hommes. Malin comme un singe et un tantinet voleur, il quitta le port de Saint Christina dans la nuit du 16 Juin 1903, avant de devoir payer sa dernière créance.

Cap sur le Groenland et ses icebergs ! Un voyage tumultueux, des passages de glace difficiles : icebergs, brouillard, mer agitée, incendie à bord, maitrisé heureusement… Cependant, la navigation continua. Les profondeurs furent régulièrement sondées afin d’éviter une collision avec un iceberg qui aurait pu faire échouer le bateau. Le voyage se poursuivit, en passant par la pointe Manning, les îles Thétis, la baie Hanson, le Cap Simpson, la pointe Barrow. Enfin ! Le passage du Nord-Ouest est accompli. Heureuse victoire, après 38 mois de navigation dans les eaux sinistres et glaciales.

A seulement 35 ans, la notoriété de Roald Amundsen n’est plus à faire, en Europe et aux États-Unis.

Un homme insatiable, assoiffé de conquêtes et de découvertes !

Amundsen ne restait jamais bien longtemps au même endroit. Son ami Nansen, zoologue marin d’origine, était aussi passionné par les expéditions. Il lui confia son projet d’aller en Antarctique. Il l’accepta évidemment ! Pour réunir les fonds, il donna une multitude de conférences aux États-Unis pour tenter de convaincre le plus de monde. Entre temps, une mauvaise nouvelle lui parvint : l’américain Frederick Cook venait d’atteindre le pôle Nord…

Rien ne décourageait Amundsen, et puisque le pôle Nord n’est plus à conquérir, en route pour la conquête du pôle Sud !

Lui et son équipe embarquèrent à bord du navire Fram, offert par son ami Nansen, dans la nuit du 6 au 7 Juin 1910. Il avait tout prévu : le financement, les vivres, skis, chiens de traineaux, vêtements polaires, matériels scientifiques… Tout équipé !

La rivalité

Lorsque le départ sonna, l’anglais Robert Falcon Scott, grand officier de la Royal Navy, embarqua lui aussi pour le pôle Sud ! « Tant pis, j’arriverai quand même le premier », confia Amundsen. Confiant, il partit l’esprit tranquille.

Première halte à Kristiansand, puis sur l’île de Madère… le 4 Octobre 1910, l’équipage passa l’équateur, puis le Cap de Bonne Espérance, les îles Kerguelen. Les premiers icebergs apparaissaient enfin dans la mer de Ross

L’hivernage en Antarctique

Arrivé dans la baie des baleines, l’équipage partit en reconnaissance d’un lieu stratégique pour séjourner quelques mois… la vie sur place s’organisa tranquillement. Quelques mois d’arrêt, puis c’est reparti, à pied cette fois : ils avancèrent dans un froid glacial, pénétrant, -15°C en moyenne, avec une faible visibilité. Le 13 août 1911 la température atteignait les -59°C, certains chiens succombèrent de fatigue.

Le 8 novembre, il restait encore 1000 kilomètres pour atteindre le pôle Sud ! Le paysage changea, les premières montagnes apparaissaient, mais de courte durée… le froid refit son apparition, brouillard épais, tempête de neige.

Roald Amundsen ou la conquête du pôle Sud !

Après 18 mois d’expédition, le pôle Sud est atteint le 14 décembre 1911. Et le drapeau norvégien fut planté avec fierté par l’équipage !

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le vendredi 14 décembre 2012

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