Trouvez-vous qu’il y a quelque chose de plus beau que la nature et les animaux ? Non, c’est évident ! Je sais que je vais aborder là un sujet sensible, que nous sommes beaucoup à vouloir qu’il soit tabou, à nous dire que le constat n’est peut-être pas si alarmant que ça… Mais sachez une chose, une seule : plus de 16  000 espèces sont aujourd’hui menacées de disparaître ! Ce chiffre est effarant, consternant, mais bien réel.

Le responsable ? L’Homme, bien sûr ! Comment en est-on arrivé là ? La production mondiale et les modes de consommation ont tout bouleversé : un consumérisme excessif, qui peu à peu détruit la nature et tout ce qui l’entoure. Une bien triste réalité, qui ne date malheureusement pas d’hier.

Les animaux : premières victimes de la mondialisation !

Les animaux subissent de plein fouet la pollution, le réchauffement climatique, la fonte des glaces, la pollution des mers, la déforestation, la chasse, le braconnage, la violation de leur habitat naturel… Je continue ?

L’Homme a oublié, c’est certain, ce que la nature lui a offert : des montagnes pour aller voir plus loin, des forêts, des lacs, des rivières et des océans pour se nourrir, le ciel, l’espace, et des animaux.

Un constat inéluctable : les animaux ont de moins en moins leur place sur notre planète. La situation se dégrade et la liste des espèces en voie de disparition atteint chaque année de nouveaux records ! La déforestation réduit leur habitat naturel : que mangera le koala si le bambou qui met 10 ans à repousser n’existe plus ? Comment les singes se nourriront et se protégeront du soleil si les forêts disparaissent ?

La population mondiale a quasiment doublé en 50 ans

C’est une des causes de la disparition du milieu naturel de 85% des animaux, il faut construire et loger cette population naissante, et pour cela 94 millions d’hectares de forêts ont été coupés dans les années 90. Je n’ose pas imaginer le nombre pour les décennies suivantes. Notre forêt amazonienne cède peu à peu sa place aux exploitations agricoles et aux routes bétonnées…

Le réchauffement climatique bouleverse chaque jour les écosystèmes, les espèces doivent se délocaliser toujours plus loin si elles veulent avoir la chance de survivre. Lorsque la banquise aura disparu, que deviendra l’ours polaire, le manchot, le phoque ? Que deviendront les animaux qui vivent dans les océans à la vitesse où nous les polluons ? Que de questions…

Et le braconnage ? Des centaines de tigres et d’éléphants sont tués chaque année… Pour en faire quoi ? Des sacs à main ou des peaux étendues dans des salons fortunés, leurs dents et leurs os sont utilisés pour faire des médicaments ou des crèmes. Les conséquences sont effroyables : on compte 40% de réduction du nombre d’animaux entre les années 1970 et 2000.

Les 10 espèces les plus menacées

Le grand requin vit dans toutes les mers tempérées. On le trouve en Alaska, en Californie ou en Nouvelle-Zélande. Depuis 15 ans, sa population à diminué de 80%. Pourquoi est-il si apprécié ? Pour sa chair, ses ailerons, sa peau, ses dents et ses cartilages qui eux, sont vendus pour produire des médicaments.

Le Tigre du Bengal  se trouve en Asie, dans les forêts, les prairies et les marécages de l’Inde, du Népal, du Bengladesh, ou dans le Sud de la Chine. Leur fourrure est très prisée et certains organes comme les os, les dents, le sang et les yeux sont reconnus pour leurs vertus curatives miraculeuses. Il ne subsiste aujourd’hui que 4 000 tigres.

L’éléphant d’Asie, son état sauvage est compromis. C’est dans une vaste région de l’Asie méridionale, dans les forêts vertes de la Chine, de l’Inde, du Sri Lanka, de Birmanie, de Thaïlande, du Laos, du Cambodge, Népal, Bangladesh et au Vietnam qu’il vit. La déforestation et le braconnage sont responsables de leur diminution. Le trafic d’ivoire perdure encore aujourd’hui. Le Japon est d’ailleurs montré du doigt… Le constat est alarmant, plus de la moitié des éléphants d’Asie ont été exterminés en un siècle, ils ne sont plus que 50 000 aujourd’hui.

Le Napoléonde Polynésie, l’un des plus grands poissons de récifs, un véritable fossile vivant ! Il fréquente les massifs de coraux du Pacifique et de l’océan Indien. Une denrée rare et coûteuse, ce poisson exotique est très recherché dans les restaurants asiatiques. On estime que sa population a diminué de près de 90%. Il n’en resterait que 320 000 aujourd’hui, ça fait peu au mètre carré…

Le cacatoes, qu’on reconnaît grâce à sa crête érectile. Un animal aujourd’hui domestiqué comme les perruches et les perroquets. Un oiseau tropical qui vit dans les bois du Timor oriental, en Indonésie, et dans les îles indonésiennes de Bali, et de Sulawesi. Combien en reste-il aujourd’hui ? Pas plus de 1 000…

Le gorille des montagnes est le plus grand des primates, il vit dans la forêt tropicale humide, à la frontière de l’Ouganda et du Rwanda, et sur les pentes des montagnes boisées de l‘Est du Zaïre. Combien en reste-il aujourd’hui ? Environ 800… répartis au Gabon et ses alentours. La déforestation et le braconnage sont les principales causes de sa disparition, on vient même le chercher dans les réserves protégées. Sa viande est très prisée, mais pas seulement, son crâne et ses mains porteraient chance, et se revendent donc à prix d’or sur le marché !

Le panda géant,le nounours attendrissant est en danger d’extinction depuis les années 1970. Personne ne sait encore avec certitude quel animal est le panda géant, les scientifiques débattent toujours de sa parenté entre l’ours et le raton laveur. Où vit-il ? Dans les forêts humides et froides qui couvrent les versants des montagnes du Tibet et du Sud-Ouest de la Chine, à plus de 2000 mètres d’altitude. Combien en reste-il aujourd’hui ?  1800 tout au plus… La déforestation et l’exploitation massive du bambou, qui est la source principale de son alimentation, sont directement à l’origine de sa disparition. En 1949 il est déclaré « trésor national » par le gouvernement chinois, puis choisi en 1961, en sa qualité d’animal le plus rare au monde, comme emblème de l’ONG de protection de la nature WWF.

Le Gecko à queue feuillu. Il ne reste plus que 700 espèces de geckos dans le monde. On peut l’observer dans la réserve spéciale de Nosy Mangabe. Son exotisme suscite de nouvelles passions, notamment aux États-Unis, en tant que nouvel animal de compagnie !

Le dauphin de l’Irrawaddy, classé parmi les espèces d’orques, il vit près des côtes et des fleuves du Sud-Est asiatique, dans l’embouchure du Gange, jusqu’au Golfe de Thaïlande, au Nord de l’Australie, et en Nouvelle-Guinée. Ces dauphins ne représentaient plus qu’un millier en 2004, ils sont extrêmement difficiles à apercevoir. Un animal rare et populaire, piégé par de nombreux filets de pêche au Nord de l’Australie et capturé volontairement pour alimenter les zoos et les delphinariums.

La tortue à nez de cochon aussi appelée tortue de la rivière Fly. Une tortue d’eau douce géante, qui vit dans les marécages et les rivières de Chine, en Papouasie-Nouvelle Guinée et dans le Nord de l’Australie. On dénombre 1,5 millions à 2 millions d’œufs ramassés chaque année. Les nouveaux-nés sont pour beaucoup destinés au commerce international et pour la consommation locale aborigène. Elle est aussi, au même titre que ses cousines, très prisée comme animal de compagnie.

Tout va trop vite… beaucoup trop vite…

Il y a urgence, car même si ce n’est pas la première fois que le règne animal vit une grande extinction, que depuis l’apparition de la vie sur Terre des espèces animales disparaissent et d’autres apparaissent continuellement, c’est la première fois que l’Homme en est la cause !

Nous évoluons depuis quelques dizaines d’années dans une « ère de la surconsommation », l’Homme a sans cesse besoin de toujours plus, mais ce qu’il ne comprend c’est qu’il n’est pas le seul être à être indispensable à la Terre, c’est tous ensemble que nous composons la biodiversité : hommes, animaux, végétaux… nous sommes surtout tous interdépendants. A mesure où se dégrade notre forêt amazonienne, créatrice d’oxygène et d’énergie indispensables à notre survie, personne ne sait ce que nous deviendront…

Nous assistons là à une véritable érosion de la biodiversité, 100 à 1000 fois plus rapide qu’elle ne devrait l’être.

Qu’en pensent les scientifiques ?

Si nous ne sauvons pas les animaux, comment pourrons-nous nous sauver nous-mêmes ? La volonté de protéger les animaux et la nature démontre la valeur d’une société, quelle est la nôtre aujourd’hui ?

Saviez-vous que plus de 85 % des canadiens croient en « l’importance de la nature » et encouragent la protection des espèces menacées ? En chiffre : 20 millions de canadiens dépensent annuellement des milliards de dollars, en s’adonnant à des « activités  nature » comme la promenade en montagne, le camping, la pêche, la chasse, la photographie, l’observation des oiseaux, la visite des jardins zoologiques ou des centres de la nature. Même sur le plan touristique, le Canada attire de nombreux voyageurs pour la beauté de ses forêts, la splendeur de ses montagnes et la majesté de ses cours d’eau.

Alors, parlons sérieusement, pour que chacun d’entre nous puissent continuer de voir un papillon qui se pose délicatement sur une fleur, une mésange qui picore des graines sur une mangeoire, écouter les grenouilles qui chantent au printemps à la saison des amours… Chacun doit apporter sa contribution !

C’est urgent, il faut passer la 5ème vitesse !

Si l’Homme ne passe pas à l’action, des centaines d’espèces animales auront disparu d’ici 50 ans. Nous devons prendre des mesures pour renverser cette tendance, car nous sommes les principaux responsables de ce désordre écologique. C’est donc à nous de veiller à ce qu’au cours des prochaines décennies notre Terre connaisse un autre sort !

Pour voyager plus loin :


Par Jessie, le vendredi 8 février 2013

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